Dimanche 1 septembre 2019

Les aînés, soignés chez eux plutôt qu’à l’hôpital


Marie-Laure Josselin - Radio-Canada - 30 août 2019

La clinique des aînés, lancée en février dernier à Québec par l'Hôpital Saint-François d'Assise, commence à faire ses preuves. Le projet pilote vise à diminuer les visites à l'urgence, à écourter les hospitalisations et même à les éviter. Nous sommes allés voir comment cela fonctionne.

Dans l'unité de courte durée gériatrique de l'Hôpital Saint-François d'Assise, des patients marchent dans les couloirs, d'autres sont alités et certaines chambres sont vides.

Initialement, il y avait 31 lits d'hospitalisation [dans cette unité], et maintenant on est rendu à 18. Notre objectif, c'est 16, explique Nathalie Allaire, cogestionnaire de la clinique pour aînés.

Les lits sont libres parce que, depuis février, 50 personnes ont été renvoyées à la maison, tout en recevant des soins aigus de courte durée, plutôt que d'être hospitalisées. Car désormais, lorsqu'un patient aîné arrive à l'urgence et que l'urgentologue le dirige vers l'unité de gériatrie, deux options s'offrent : le médecin peut décider d'hospitaliser le patient ou lui dire de rentrer chez lui. Dans ce dernier cas, la clinique mobile des aînés viendra le soigner à la maison.

En 2011, la proportion d'aînés âgés de 65 ans et plus était de 15 %, alors qu'en 2030, elle sera de près de 25 %. L'an dernier, les personnes de 75 ans et plus représentaient près de 40 % des hospitalisations de courte durée au Québec.

Moins de patients à l'unité gériatrique, c'est aussi du personnel libéré pour aller à domicile : des médecins, des infirmières, des ergothérapeutes ou encore des physiothérapeutes. Un changement radical de manière de faire, et à coût nul.

Le cogestionnaire de la Clinique des aînés Luc Tailleur raconte que lorsqu'il a commencé sa carrière, tout le monde croyait que l'hospitalisation était la meilleure chose à faire pour sécuriser le patient dans sa maladie.

Tout va mieux et plus rapidement
Après avoir déposé la glacière pour les prises de sang, la trousse de médicaments et son ordinateur pour les données des patients, l'infirmière Johanne Boivin s'installe derrière le volant de l'une des trois voitures électriques du projet obtenues grâce à des dons. À ses côtés, la Dre Stéphanie Paradis.

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